Le sentiment de compétence

 

Le sentiment de compétence personnelle peut être acquis seulement après plusieurs expériences de réussite. Ceci implique être capable de prendre les décisions appropriées en utilisant de façon efficace les ressources disponibles. Le jeune ne peut faire d’apprentissages sans avoir de succès dans ses entreprises. La réussite consolide les acquisitions tout en assurant leur conservation. On doit tout d’abord être conscient de ses qualités et de ses habiletés (identité) pour ensuite anticiper du succès dans une activité qu’on entreprend. On réfère souvent à cette anticipation lorsqu’on parle de confiance. Le facteur chance est important mais moindre que les bons moyens pour atteindre ses buts. Plus le jeune atteindra ses buts, plus il se sent compétent. On se doit d’encourager le pouvoir personnel plutôt que de se fier à la pensée magique!

 

Dans une rubrique antérieure, une suggestion était faite à l’effet de compléter un apprentissage par une réussite. Le jeune sera donc capable de se dire «  je suis capable de résoudre ce problème, je suis capable de faire cet exercice, etc. » Le jeune qui n’a pas développé ce sentiment aura tendance à se percevoir comme une victime ou comme une personne chanceuse ou malchanceuse. Il s’en suivra une série de mécanismes de défense afin de faire face aux demandes de l’adulte : mensonge, blâmer les autres, mauvais perdant, retrait, abandon, évitement, absentéisme, résistance, opposition, pas d’initiative, une blessure imaginaire, etc.

 

Envers les jeunes, on encourage ce sentiment de quatre façons :

 

En indiquant les choix, les initiatives, en développant les habiletés de résolution de problème (support inclus), en aidant le jeune à s’évaluer et en offrant des récompenses et reconnaissances.

 

 

Envers les adultes, on dénote trois moyens :

 

En aidant les parents ou le personnel à définir ses tâches et son plan d’action, en donnant du support matériel et moral et en suivant les progrès et en donnant du «feedback».

 

À titre indicatif, voici les six étapes de résolution de problèmes : identifier le problème, trouver des solutions possibles (alternatives), évaluer les différentes solutions trouvées (avantages et désavantages), adopter la meilleure alternative (celle qui semblerait être meilleure, souhaitable), implanter l’alternative choisie (en faire l’essai) et enfin, effectuer un suivi et une évaluation de l’alternative choisie (était-ce la meilleure finalement?).

 

Cette démarche se veut très concrète malgré l’apparence théorique. Il va de soi que des jeunes ou adultes peuvent l’utiliser dans différents domaines; travail, activités scolaires, activités sportives, etc. Elles sont essentielles dans nos activités quotidiennes. On serait surpris du nombre d’individus qui ne connaissent pas cette démarche. Ça vaut la peine de vérifier auprès des gens autour de vous!

 

Un point à souligner quant au sentiment de compétence se rapporte à l’objectif en soi. Bien qu’il soit réaliste, simple, réalisable dans le temps, etc., on se doit d’identifier s’il s’agit d’un objectif personnel où on tentera d’améliorer nos compétences, et apporter des modifications aux moyens qu’on utilise, etc. ou encore un objectif de performance où on recherche un jugement positif de nos compétences ou encore éviter un jugement négatif de celles-ci. De plus, on recherche à faire la démonstration de nos compétences aux autres. On souhaite paraître, être reconnu. Dans le premier cas, on parle au je alors que dans le deuxième cas, on parle dans tous les autres personnes (tu, il, nous, vous, ils). C’est soi qu’on le fasse pour nous ou pour aller chercher une approbation par les autres.

 

Un dernier point concernant le sentiment de compétence se rapporte aux moyens, stratégies, ingrédients nécessaires pour arriver à un résultat. Dans une activité sportive par exemple, on devra se fier à l’aspect physique pour arriver à nos fins : le repos, la nutrition, les capacités personnelles, la santé en général, la préparation physique en dehors et sur le terrain, les expériences antérieures, etc. Dans un deuxième ordre, l’aspect mental  («la force du mental») où on se devra de considérer des facteurs comme nos motivations, notre focus/concentration, notre gestion du stress, le réalisme de nos objectifs et le contenu de notre prochaine rubrique, l’engagement.

 

Rappelons-nous seulement que dans le temps, les objectifs se préparent dans le court terme, les performances dans le moyen terme et les résultats dans le long terme.

 

Bonne préparation!

Pierre-Paul Roy

V.P. Opérations, ARFLL

Psychologue

 

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