4.Le sentiment d’identité et la motivation

 

Qu’il s’agisse du travail, de l’activité scolaire ou sportive, en étant conscient des qualités et habiletés, le jeune peut anticiper du succès dans ce qu’il entreprend. Il est important que le jeune se pose des défis ou que l’adulte l’aide à se fixer des objectifs réalistes, c’est-à-dire qui sont adaptés à son niveau de développement et à ses capacités. La motivation se définit par l’anticipation d’un plaisir qu’on retirera d’une activité et/ou l’anticipation de l’utilité de celle-ci. Ces deux composantes se doivent d’être présentes et si possible,  à un niveau élevé pour les deux. Lorsqu’on cesse de pratiquer une activité ou que cela nous intéresse moins, on est habituellement capable d’identifier la composante manquante ou en baisse. Pour s’engager et persévérer, le jeune doit être capable au préalable d’anticiper les étapes, les stratégies ou les moyens pour atteindre l’objectif qu’il poursuit. Il est important que les adultes puissent le guider et l’encourager dans cette planification, sans imposer leur façon de faire.

 

La motivation peut être vue comme une attitude, une valeur qu’on observe chez quelqu’un à travers ses gestes et comportements. On associe souvent curiosité et motivation. Cette curiosité d’apprendre se traduit dans le quotidien du jeune à travers ses jeux, ses activités et ses multiples questions. D’ailleurs, on retrouve de multiples activités d’exploration souvent pénibles pour les parents mais essentielles au développement du jeune. Dans ce contexte, la curiosité et le dépassement de soi est important mais encore, faut-il aller plus loin et c’est dans ce contexte qu’on parlera de persévérance. S’investir dans une nouvelle activité ou sport c’est bien, aller voir jusqu’où on peut en retirer des bénéfices serait encore mieux ou souhaitable.

 

Dans un écrit de Germain Duclos, celui-ci fait référence au pouvoir personnel pour élaborer ce point. Voici en quelques mots, sa position. Toute personne, enfant ou adulte, a besoin de sentir qu’elle a un pouvoir personnel sur les activités qu’elle entreprend et de savoir qu’elle peut maîtriser ce qu’elle fait. En effet, c’est un processus d’attribution personnelle qui amène la personne à se prendre en charge. La perception qu’a le jeune de son pouvoir personnel et de la maîtrise qu’il possède sur ses actions influencent l’intensité de ses efforts dans différentes situations d’apprentissage. S’il considère qu’il a du pouvoir et la maîtrise de ce qu’il doit faire pour réussir une activité scolaire, sportive ou toute autre, il n’hésitera pas à s’y engager et même à prendre des risques calculés. Il s’en suit qu’il pourra s’y intéresser plus longtemps et ainsi persévérer. L’équation peut être simplifiée ainsi : plus je perçois l’activité comme utile ou bénéfique, plus je reconnais mon pouvoir dans sa réalisation, plus je prévois y avoir du plaisir, plus je pourrai m’y investir et persévérer.

 

Toujours selon Germain Duclos, le jeune doit prendre conscience des liens logiques qui unissent la démarche et le résultat. L’équation logique suivante sera déterminante :

 

Attitudes (attention, motivation, autonomie, responsabilités) + Stratégies (moyens ou façons de faire) = Résultat (succès ou échec dans l’atteinte de l’objectif)

 

Le danger, trop d’individus perçoivent souvent le résultat comme étant quelque chose de magique, sans prendre conscience du fait que ce résultat constitue la suite logique d’une démarche sur laquelle ils peuvent agir. Le résultat est trop souvent perçu comme étant l’effet de la facilité, de la chance, de la difficulté ou de la malchance. De plus, il se peut aussi qu’il soit à cause des autres personnes ou circonstances. Beaucoup trop d’individus attribuent les causes de leurs succès ou insuccès à des facteurs qui ne sont pas modifiables et sur lesquels ils n’ont aucun pouvoir. Combien de fois avez-vous entendu : Je n’ai pas réussi  parce que l’examen était trop difficile, mon professeur explique mal, mon voisin m’a dérangé, on a eu de la visite hier soir,  mon entraîneur ne me l’a pas dit, l’arbitre ne l’a pas vu, on l’a jamais pratiqué ce jeu, etc. Dans ma pratique personnelle, mon premier maître de stage me répétait souvent : si le jeune va bien, c’est de sa faute, s’il va moins bien, c’est de sa faute aussi! Cela ne veut pas dire qu’on a pas d’impact dans son cheminement mais plutôt que c’est lui qui fera ses choix, posera des actions, etc. On se doit de développer son sentiment de pouvoir personnel, qu’il peut avoir une influence sur le résultat. On vise un contrôle interne plutôt qu’externe. Dans ce sens, qu’il puisse avoir le sentiment de pouvoir et ainsi développer son sentiment d’identité propre.

 

Dans la mesure où comme parents, éducateurs ou entraîneurs nous pouvons participer au développement et au maintien de la motivation chez le jeune, il serait bon de noter certaines habitudes à prendre, des attitudes saines aidantes et des interventions pertinentes :

 

Apporter un suivi régulier, soutenir le jeune et l’encourager, encourager la démarche, les efforts plutôt que le résultat,  lui demander ce qu’il a fait et peut faire pour modifier une action posée, développer le désir de bien faire, éviter de trop souligner les erreurs, avoir pour lui des objectifs à sa mesure, encourager le jeune le plus tôt possible, faire en sorte de terminer l’activité par une réussite, assurer un climat chaleureux et stimulant et permettre aux jeunes ou adultes de venir vous entretenir d’une situation qui ne vous convient pas.

 

 

Pierre-Paul Roy

V.P. Opérations, ARFLL

Psychologue

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